Un lundi

Je suis malaaade, complètemeeent malaaade !

Voici un lundi qui avait mal commencé : Arthur a fait une grosse poussée de fièvre cette nuit, nez qui coule, toux, mal à la gorge, grognonnerie assurée… Évidemment, c’est toujours dans ces situations que le karma en rajoute une couche, sinon ce n’est pas assez sportif. Du coup je me suis déplacée une vertèbre en ramassant mon Pouletor qui se laissait mourir dans l’entrée, je suis paralysée des omoplates à l’occiput, tout baigne. C’est le moment que MonAmourChéri a choisi pour se carapater au prétexte qu’il était en retard, franchement, on peut compter sur personne. Heureusement que j’ai une minerve dans ma boîte à pharmacie. Bref.

Arthur est malade, donc, et il ne va pas à la crèche, rien d’exceptionnel. Un enfant, ça tombe malade et quand c’est malade, c’est chaud, ça pleure, ça chouine, ça transpire, ça vomit, on en mangerait.
En deux ans, Arthur a déjà eu 2 gastros, 6 otites, 3 bronchiolites et un grand nombre de rhumes. Sans parler des dents, une vacherie les dents, quarante de fièvre pendant deux nuits pour les molaires, j’étais à la campagne sans MonAmourChéri, j’ai cru mourir.
J’ai adopté trois principes de survie absolue en cas de maladie du poussin :
       Du doliprane toujours avec toi tu auras ;
       À manger jamais l’enfant malade tu ne forceras ;
       Rien de rien tu ne prévoiras, tous tes plans tu annuleras ;
Je vous parlerai une autre fois de tout ce qui se rajoute quand on a un enfant qui doit prendre quatre ou cinq médocs tous les soirs, juste en traitement de fond, plus les antibiotiques, et qui en a marre (on le comprend). Heureusement, aujourd’hui, rien de tout ça, ouf.
Du coup, on a glandé tous les trois sur mon lit ce matin, ou plutôt ils ont glandé tous les deux pendant que j’essayais de travailler, Microchoupi dans le tapis d’éveil, Pouletor sur l’Ipad avant de piquer un roupillon, que demande le peuple.
À midi le petit morfale a gloutonnement tété avant de s’endormir comme un seul bébé, après quoi notre grand malade a picoré son déjeuner aimablement, sans renverser son verre d’eau ni catapulter du riz partout, alléluia !
Là, comme je vous parle, ils font la sieste TOUS LES DEUX, dans la chambre-d’Arthur-qui-sera-bientôt-la-chambre-d’Arthur-et-d’Hadrien, c’est la fête. J’ai même pu boire mon café tranquille, youhou !
Bon lundi à tous !