Parents, pensons la réforme des rythmes scolaires ensemble.

Parents #réforme

Nous sommes parents.

Nous sommes inquiets.

En maternelle et en élémentaire, le passage à la semaine à 4,5 jours doit être mis en œuvre dès la rentrée 2013, soit dans 9 mois. A ce jour, l’information dont nous disposons est parcellaire et contradictoire. Le projet tel qu’envisagé ne nous semble pas à la hauteur des enjeux.

Nous croyons cette réforme nécessaire et en partageons les objectifs, à savoir mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. Depuis 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et de fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Cette situation est préjudiciable et doit être revue.

Cependant, le projet de réforme qui nous est présenté ne nous semble pas répondre à ces objectifs. Le choix de l’organisation sera à la discrétion des municipalités. On risque de se retrouver avec des communes où les enfants auront cours le samedi, d’autres le mercredi, d’autres encore auront une pause de midi allongée, d’autres finiront plus tôt et auront une période d’études/garderie plus longue, etc. Les moyens mis en œuvre dépendront essentiellement du budget des communes. Impossible, dans ces conditions, d’imaginer que cette réforme soit facteur d’égalité entre tous les enfants de France, quel que soit leur lieu de résidence et leur établissement scolaire. Il appartiendra aux municipalités de faire un choix et d’en répondre devant les électeurs en 2014.

Nous espérions qu’à l’occasion de la réforme des rythmes scolaires, la place des arts, de la culture, des langues et du sport, etc. serait au cœur des préoccupations. Or, l’opacité des moyens à mettre en œuvre, l’augmentation du nombre d’enfants par animateur dans le temps périscolaire ainsi que la place choisie par les mairies pour ce temps (notamment à l’heure du déjeuner) vont diluer ces espoirs de diversification et de renforcement de ces enseignements.

Nous espérions également que cette réforme porterait sur l’intégralité du rythme scolaire, y compris le découpage entre vacances et classe et notamment la durée des grandes vacances. Force est de constater qu’il n’en est rien.

Nous sommes déçus et inquiets et rejoignons ainsi bien des enseignants. Nous craignons que l’augmentation du temps périscolaire sans réflexion quant à son contenu ni quant aux moyens de mise en œuvre fasse de ce temps un temps de désœuvrement organisé… Cela irait encore une fois à l’encontre de l’objectif de la réforme.

Afin de préserver le symbole de la demi-journée de cours supplémentaire, Il est essentiel de ne pas sacrifier les apprentissages, de ne pas perdre cette opportunité historique d’accroître l’égalité des chances des enfants face aux activités artistiques et sportives en créant du temps de garderie. Cela n’apporterait rien aux enfants, dévaloriserait un peu plus l’école et la fonction des enseignants et  remettrait en question l’organisation des familles.

Nous devons à nos enfants une réforme ambitieuse.

Citoyens connectés, blogueurs, parents, nous avons reçu de nombreux retours d’autres parents qui partagent nos inquiétudes et ne se sentent pas représentés.

Nous demandons à être entendus.

Prenons le temps de réformer l’école ensemble.

Les 81 Signataires

8alamaison , Agathe VANDAMEAimé Blumentern , Allo Maman Dodo ,
Anaïs PetitevieAnnabelle , Astrid LareinedeliodeAudrey, Madame Koala ,
Aymeric Marlange , Béalapoizon , Bettina Brouard , Buhot Stéphanie , Carole Nipette ,
Caroline , Céline Fenie , Ces Doux moments ,
Chiawaze , Ciloubidouille , Claire Hoenen , Colombe ,
Cranemou , Cynthia , David Beck , Delphine Gagnon , Doudette , Estelle Malice et Blabla,
Estelle Peralta , Expressions d’enfants , FashionMama , Florence ,
FlorenceMKoenig , Gaëlle Picut , Gauthier Vranken , Ginie Femmesweetfemme ,
Harmony Rouanet , Henry le Barde , Isabelle Duvert , Jane Gueneau aka. Libelul ,
Julesetmoa , Julie B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karen Demaison ,
Karine Un bébé pour mes 30 ans , La Poule Pondeuse ,LN moitoutetrien ,
Lul en Lune , Lulu From Montmartre , Lydiane Le Roy ,
M Delobel , Madame , Madame Parle ,
Madame Zaza of Mars , Madame Ziadeh , Maman nanou ,
Mamanwhatelse , Marc Guidoni ,Marie-Gwénaëlle Chuit ,
Marlène Schiappa , Mauvais Père , Mazzhe , Michaëla Avventuriero ,
Michèle, Maman on bouge , Missblogdel , MissBrownie , Naddie , Nadine A ,
Nicolas Gilbert @zegilbos , Parisienne Vincennes , Pourquoisecompliquerlavie , Sabine ,
Samuel Lamotte d’Incamps , Sandra Elle , Sandrine Donzel ,
Sophie Reynal , Tetedeblog , Till the Cat , Unperfect mum ,
Voilapapa , Yusaku (Père de 3 enfants)

Et ceux qui en parlent

La famille déjantée , La tanière de la farfa , Supaman

 

Laisser bébé plusieurs jours, guide de survie

Bye-bye bébé

Il y a un moment où on laisse son bébé aux grands-parents pour partir en week-end, en vacances, en voyage d’affaire, qu’importe. On part, on laisse le ou les enfants encore petits, et souvent, c’est l’angoisse.

La première fois, pour Petit Poussin nous étions à un mariage, il avait 4 mois 1/2. Je n’ai pensé qu’à lui et nous sommes retournés le chercher ventre à terre le lendemain matin. Il a depuis passé suffisamment de temps chez ses grands-parents, d’un côté comme de l’autre, pour que je sois plutôt relax.

Depuis la naissance de Mini Lapin, c’est redevenu rare, parce que j’ai allaité plus de six mois. Et puis c’est plus difficile d’imposer deux enfants dont un nourrisson et un adolescent de deux ans en pleine crise du Non.

Et voilà, après deux jours d’essai pour le nouvel an, ils sont chez mes beaux-parents pendant dix jours. C’est long, je ne sais pas si je vais survivre. Pour eux, ça devrait aller.

Petit point sur la logistique pour quitter un bébé plusieurs jours sans se faire un ulcère à l’estomac :

1. Envoyez-le en terre bien connue

Chez des grands-parents qu’il voit souvent, oncle, tante ou amis qu’il connait bien et chez qui vous avez passé du temps ensemble. Si possible, là où il va, bébé a déjà ses petites habitudes, un lit où il a dormi, des jouets qu’il est excité de retrouver, il y a déjà pris des repas, un bain etc… Bref, rien n’est étrange(r), sauf l’absence de ses parents.

2. Laissez-lui des repères

  • Bébé emmène son doudou, avec un peu d’odeur de la maison (vous attendrez le retour à la maison pour le laver). S’il n’est pas encore vraiment attaché à un doudou, on peut lui laisser un lange porté un jour ou deux dans son décolleté.
  • S’il n’y a pas de photos de vous exposées sur la cheminée, vous pouvez laisser un petit album de photos, pour qu’il se rassure en vous regardant. Préserver l’image exacte de ses parents est apparemment très important pour qu’un bébé garde le moral, et plus les jours passent, plus elle s’efface.
  • Prévoyez les quelques jouets préférés, les livres favoris pour l’histoire du soir ; votre enfant joue sur l’ipad une demie heure tous les soirs pendant que vous préparez le dîner ou donnez son bain au second ? Si vous pouvez survivre une semaine sans, laissez-lui. Les grands-parents aussi ont droit à 5 mn de répit.

3. Écrivez un manuel d’utilisation

Comme pour l’entrée à la crèche, faites un petit récit de sa journée type : ses horaires, ses petites habitudes, mais aussi les informations importantes comme les prises de médicament et le dosage, les allergies, le stade de diversification, vos recommandations… si vous êtes inquiète, n’ayez pas peur d’en mettre trop mais avec tact dans la formulation. Si les grands-parents vous expliquent qu’ils connaissent déjà l’enfant et que d’ailleurs ils en ont élevé deux, trois, dix, redites (vous l’avez sûrement déjà dit) que :

  • Chaque enfant est différent, et s’ils veulent avoir un bébé souriant et qui s’endort comme un charme il vaut mieux savoir qu’il a besoin d’un massage d’estomac 1h après le repas sinon il hurle et qu’il ne s’endort dernièrement que porté horizontalement, la tête à gauche et en dansant la carioca. Non ?
  • Les consignes en pédiatrie et la législation ont changé en 30 ans, par exemple on ne met pas de calva dans le biberon, on attache les enfants bien serré dans leur siège auto, on les couche sur le dos dans une gigoteuse, on ne leur donne pas de sirop anti-toux, ni de vix vapo rub avant 3 ans (ça fait convulser), on ne laisse pas hurler les bébés (pas les miens) etc.
  • Vous êtes certaine que vos enfants vont passer une merveilleuse semaine, mais vous allez passer une semaine horrible si vous avez l’impression d’avoir oublié de dire quelque chose d’important, vous êtes une mère quand même, il faut comprendre votre détresse.
  • Ça va bien se passer ma chérie, merci pour ces informations très utiles et ces recommandations que nous suivrons à la lettre, ne t’inquiète pas, au revoir et amuse-toi bien/repose-toi bien/travaille bien !” est la seule bonne réponse à vous donner. Si elle leur vient spontanément vous avez des parents/des beaux-parents en or.

4. Faites une valise raisonnable mais complète

Vos enfants partent chez des gens qui ont le chauffage, l’électricité, l’eau chaude, et surtout, un lave-linge. Il y a encore des gens qui n’ont pas de lave linge, dans ce cas faites les valises de vêtement comme pour des vacances à l’hôtel.

Les vêtements (pour 4 jours ou plus, avec lave-linge)

  • 4 tenues complètes : chaussettes/pantalons/hauts (+tricot de peau en hiver)/pulls ;
  • 2 paires de chaussures (sandales/chaussures couvertes ; chaussures/bottes de pluie ; etc. en fonction du climat) ;
  • 4 pyjamas ;
  • Pour un bébé en body : 8 bodys ;
  • Pour un enfant à peine propre : 8 sous-vêtements ;
  • Les ajouts de saison : blouson/bonnet/écharpe/gants ou imper, maillot de bain anti-uv, bob etc.

La trousse de toilette/à pharmacie

  • Le traitement en cours, avec le nom de l’enfant (s’il y en a plusieurs) et la posologie écrit au feutre pour cd à même les bouteilles ;
  • Le carnet de santé avec dedans une autorisation de soin nominative, et si possible la carte vitale sur laquelle est l’enfant ;
  • La pharmacie “au cas où” : Paracétamol, et traitements “fréquents” même s’il n’est pas en cours, par ex pour un bébé qui siffle vite en cas de rhume, son babyhaler + ventoline, ou s’il fait des allergies cutanées son sirop antihistaminique et un tube de crème corticoïde. Vous aurez donné les consignes correspondantes dans le manuel d’utilisation (cf. 3.) ;
  • Les petites affaires de toilette habituelles : sérum phy, gel douche physiologique, crème, brosse à dent etc. ;
  • Des couches et des lingettes/liniment & co., sauf si vos parents/beaux-parents sont des amours et qu’ils ont toujours un paquet de couche d’avance.

Pas la peine de mettre deux bidons de crème hydratante et toute la boîte de sérum phy pour 6 jours, pensez à vérifier qu’il y a des pansements et de la biseptine dans la boîte à pharmacie de la maison où vos enfants vont séjourner.

L’alimentation

Les grands-parents sont capables de nourrir leurs petits enfants une semaine, pas la peine de remplir un sac de nourriture. Pour autant, ils n’ont pas forcément le matériel nécessaire.

  • Biberons : 2 ou 3, pas tout le lot, c’est temporaire ;
  • Boîte de lait en poudre de la maison (mettez-vous d’accord sur l’achat de la suivante, si elle se finit pendant le séjour) ;
  • Bouteille d’eau, pour laisser le temps d’en racheter ;
  • Si c’est un bébé au stade purées, vérifiez qu’il y a un mixer sur place, sinon apportez le vôtre ;
  • Avant 1 an, prévoyez des cuillères adaptées ;
  • 4 bavoirs par enfant ;
  • S’il y a des choses que Pilou ne mange pas, le manuel d’utilisation est là pour ça.

Le matériel de puériculture

Si vous avez de la chance les grands-parents sont équipés (ma famille et ma belle-famille sont vraiment des amours), sinon gardez-le au minimum. Voilà la shortlist :

  • Lit parapluie + gigoteuse ou petite couette selon l’âge ;
  • Poussette : fait aussi transat et chaise pour manger pour un petit qui tient mal assis (si la maîtresse de maison accepte une poussette sur son parquet ciré) ;
  • Siège auto/Cosi ;
  • Si la poussette ne rentre vraiment pas dans la cuisine, un transat, qui fera donc aussi chaise haute basse.

Pour le reste, je ne vois pas ce qui peut être vraiment indispensable sur une aussi courte période. N’oubliez pas qu’il faudra transporter tout ça avec les enfants jusqu’aux grands-parents, et le ramener ensuite. Si vous avez un budget extensible vous pouvez leur financer l’achat du matériel qui restera chez eux, ou leur suggérer d’investir si votre bébé est le premier de nombreux petits enfants.

Astuces pour faire sans certains équipements de puériculture

  • Chaise haute : Un enfant qui tient bien assis s’attache à une chaise avec deux écharpes nouées, une autour du ventre et du dossier de la chaise, l’autre s’attache à la première au niveau du nombril, passe entre les jambes, sous l’assise, et s’attache à l’autre écharpe dans le dos. Voilà ! C’est du camping, mais ça dépanne. Pour varier la hauteur, on met des bottins ou des encyclopédies sous le petit derrière avant de l’attacher.
  • Baignoire : Une bassine fait une très bonne petite baignoire, et sinon, la baignoire familiale est parfaite. Il suffit de 10 cm d’eau pour baigner un bébé.
  • Matelas à langer : Une serviette de bain sur un lit est parfaite, et si la grand-mère a peur pour ses draps, sur la toile cirée de la table de la cuisine ça marche aussi.
  • Chauffe-biberon : Si vous avez peur de la brûlure avec les 10 sec. au micro-ondes, le traditionnel bain marie marche bien. On peut aussi remplir un grand bol avec de l’eau bouillante et y mettre le biberon, l’eau aura refroidi avant que le biberon ne soit trop chaud.
  • Vaisselle : C’est le moment de sacrifier les bols ébréchés, et de ressortir les verres de cantine.
  • Bavoirs : Rien de plus chic qu’un torchon autour du cou.

5. Les problèmes de santé potentiels

  • Mettez vous d’accord d’avance sur ce que vous souhaitez en cas de soucis de santé, poussée de fièvre, grave maladie ou accident : vous voulez être mis au courant sur le champs, et donner votre accord pour toute intervention/prise de médicament ?
    Ou bien vous voulez que les grands-parents se précipitent chez le médecin à la moindre alerte ? Dites-le clairement.

[box] Vous n’avez pas forcément la même notion de ce qui mérite une visite chez le médecin : cette belle entaille sur le front d’un petit laissera une vilaine cicatrice sans colle ou strips ? Pour vos parents, un peu de désinfectant, un pansement, et ça roule.[/box]

  • Parlez des frais de santé à avancer. Bien sûr, vos parents s’ouvriraient les tripes pour vos enfants. Mais ça fait toujours du bien de dire que vous rembourserez les frais médicaux. Laissez la carte vitale avec l’enfant, au cas où la note soit peu trop salée sans tiers payant.
  • Si c’est grave, bien sûr vous allez vous précipiter, mais le temps que vous arriviez il peut y avoir des décisions critiques à prendre, n’oubliez pas d’en donner pouvoir aux personnes qui gardent vos enfants (même si un médecin en France se passe légalement d’autorisation parentale s’il estime que la vie de l’enfant en dépend).

 6. Détendez-vous !

Soyons réalistes, quelques soient les instructions que vous allez laisser, et le soin que vous allez mettre à préparer le séjour de bébé chez ses grands parents, les choses ne se passeront pas tout à fait comme vous l’auriez voulu. Du moment que l’enfant n’est pas en danger et qu’on lui fournit de l’affection, il n’y a pas mort d’homme. Il manque quelque chose ? Le supermarché et la pharmacie ne sont pas loin. Bébé ne dort toujours pas quand vous appelez à 21h ? Ça ne l’empêchera pas de reprendre son rythme en rentrant à la maison. Il est pourri gâté, ou les grands-parents sont un peu old school, respirez, ça n’est pas si grave, il sait bien que ça n’est pas vous.

Vous avez enfin l’occasion de bien dormir la nuit, profitez-en !

Les indispensables pour accueillir bébé

 Je reviens après quelques jours très chargés sans livres pour mon jeudi, mais avec un article, je l’espère, utile pour toutes les futures mamans (et tous les futurs papas).

Une de mes cousine qui attend une fille pour septembre, me demande ce qu’il faut pour accueillir son bébé et où le trouver. Je me rends compte qu’avant d’avoir son premier enfant, il est difficile de savoir précisément quoi acheter.

Petit récapitulatif de mes indispensables :

  • Un berceau puis un lit à barreaux

Pour Petitpoulet, 2 ans, on nous a prêté un couffin “moïse”, et j’ai acheté des pieds exactement comme sur cette photo sur ebay. Le résultat est très proche d’un berceau Mama’s&Papa’s. L’encombrement est très réduit, très pratique quand on doit se serrer dans une petite chambre. J’insiste sur la bascule : quand bébé commence à s’agiter la nuit, il suffit d’allonger le bras pour le bercer un peu. Pour mes poussins ça suffi(sai)t à les rendormir la plupart du temps.
Pourquoi mettre bébé d’abord dans un berceau plutôt que directement dans un lit à barreaux ? Un lit à barreau, c’est grand, et un nouveau-né c’est tout petit ; il vient de sortir d’un espace confiné et dormira mieux s’il peut toucher les bords de son lit. Comme il est vivement déconseillé d’entourer son bébé de peluches ou autres pour réduire son espace, au risque de l’étouffer, le berceau est une bonne solutions pour quelques semaines.
Par ailleurs, si vous allaitez, vous pouvez mettre le berceau tout près de votre lit : l’effort à fournir la nuit pour nourrir bébé est quand même moins important lorsqu’on n’a pas besoin de se lever pour le prendre et le recoucher.

Ensuite vous pouvez choisir n’importe quel lit à barreaux, en vous méfiant des lits anciens : les lits amoureusement conservés pendant trente ans (voire plus) pour la génération suivante ont souvent les barreaux trop écartés, et bébé risque de se coincer la tête (et d’en mourir, pour dire les choses cruement). Bref, faites attention, et chez grand-mère mettez un tour de lit complet bien bordé sous le matelas. Si vous achetez du neuf ou du récent, c’est juste une question de goût et de prix (n’oubliez pas qu’il faudra mettre encore au bout pour un bon matelas), même le basique de chez Ikea est aux normes et de bonne qualité.
Nous avons choisi un lit Combelle tout bête, une marque que j’aime bien parce qu’elle fait du mobilier pour bébé intemporel (ils se sont mis à la page, il y a quand même des designs un peu modernes et colorés maintenant), de bonne qualité et plutôt pas cher par rapport aux grandes marques de la puériculture, alors que tout est fabriqué dans le Cantal.

  • Des gigoteuses

On ne met pas un nouveau-né sous une couverture ou une couette, il lui faut une gigoteuse, ou douillette, un genre de sac de couchage fermé aux épaules, sans bras. La chaleur de la gigoteuse se mesure en TOG, ne me demandez pas comment : je n’ai toujours pas compris. Il y a des gigoteuses d’été, elles sont moins chaudes, c’est tout ce que je peux vous dire. Il en faut au moins deux pour en avoir toujours une de propre. Le conseil Maman-experte : choisissez des gigoteuses qui s’ouvrent largement par un zip sur le côté, et dont les deux épaules se déboutonnent ; quand vous aurez à poser un bébé endormi dans la gigoteuse, vous serez contents de pouvoir ouvrir la gigoteuse en grand et de ne pas avoir à faire de manœuvres pour glisser ses jambes ou passer ses bras. Les gigoteuses qui s’ouvrent au milieu, c’est MAL !
Le petit plus : avoir au moins une gigoteuse “à trou” permettant de faire passer les attaches d’une coque ou d’une poussette, ça vous évitera de réveiller bébé pour le transvaser de la voiture ou de la poussette à son lit et vice-versa, sans compter le côté pratique quand il fait un peu frais.

  • Un nécessaire de toilette et de change, des langes

Vous ne pourrez pas vous passer de petits ciseaux à ongles, thermomètre, sérum physiologique, compresses stériles en intissé (pas de gaze) au kilo, lingettes ou coton + eau/produit nettoyant, crème de change (pour les rougeurs)… et bien sûr des couches. Loin de moi l’idée de faire l’article pour quoi que ce soit, à chacun de faire ses choix plus ou moins pratiques ou plus ou moins écolos : nous sommes vendus à Pampers et aux lingettes, j’assume.
N’oubliez pas non plus les “couches” en tissus, langes de nos grand mère : ces carrés de coton blanc vous serviront de drap partout où vous voudrez poser bébé, de protection pour faire roter bébé sur votre épaule, de serviette pour essuyer ses régurgitations et bien le sécher après le bain, de bavoir, de pare-soleil, de doudou… ayez-en une dizaine, au moins.

  • Un matelas à langer

    Nous avons un matelas Ikea tout bête, mais mon rêve c’est d’avoir ce matelas là, le Sofalange de Lilikim, sauf qu’à chaque fois que je m’apprête à l’acheter, je me dis que vraiment, presque 50 euros c’est beaucoup juste pour un matelas à langer.
    Et la table à langer ? Au début nous n’en avons pas eu pour des questions de place, le matelas était posé sur une commode. Puis Petitpoulet a décidé qu’il ne voulait plus rester tranquille du tout pendant le change , on a mis le matelas par terre pour sa sécurité. Du coup, il n’y a pas eu de table à langer pour Minipoussin, on pose le matelas n’importe où et on le range ensuite. J’en profite pour rappeler qu’un bébé, même de quelques jours, peut tomber d’une table à langer en quelques secondes : on garde toujours une main sur lui si on doit attraper quelque chose avec l’autre main. Si on est distrait (je le suis) et qu’on va devoir lâcher le bébé, même un court instant, pour aller chercher une couche ou du coton, il vaut mieux le changer directement au sol ou bien au milieu d’un lit double.
    Peut-on se passer aussi du matelas à langer ? Pour un tout petit, c’est difficile : bébé régurgite, fait parfois pipi (ou pire) pendant qu’on le change, et étaler une serviette ou un lange sur son canapé ou son lit ne préservera pas suffisamment le support dans ce cas. Si vous le changez sur une surface dure, une table ou à même le sol, il ne sera vraiment pas très confortable. Par contre, un plus grand qui ne se salit plus au change et qui se fiche de passer 2 minutes couché par terre peut être changé n’importe où, sans matelas.

    • Une coque pour la voiture
    Le Pebble de Bébéconfort

    Une coque, ou “cosi”, s’utilise de la naissance à 9 kg ET 9 mois, pas 9 kg ou 9 mois, on ne le dira jamais assez. Si bébé devient trop gros pour la coque, investissez dans un vrai siège dos à la route, c’est vraiment mieux pour lui de ne pas le passer face à la route trop tôt.
    Il y a des tas de coques sur le marché, dont beaucoup sont très bien. Elles sont toutes homologuées, forcément, donc assurent normalement un minimum de protections. Je vous conseille néanmoins de consulter les résultats des crash-tests effectués par le Touring Club Suisse (tableau de résultats à télécharger ici) et l’ADAC (ici) et, si vous voulez voir les vidéos des crashs-tests, vous pouvez aller (c’est en finnois, mais les images se passent souvent de commentaires). Toutes les coques et tous les sièges ne sont pas testés chaque année, donc si vous ne trouvez pas celui que vous cherchez, regardez dans les années précédentes (vous ne trouverez pas la marque Bébéconfort, elle s’appelle MaxiCosi hors de France).
    Le seul conseil que je puisse donner : prenez plutôt une coque avec fixation isofix si votre voiture le permet, en plus d’être plus sûr c’est infiniment plus simple et rapide qu’avec la ceinture de sécurité. Nous avons le Pebble de Bébéconfort/MaxiCosi avec la base Familifix (système isofix), une coque correcte choisie parce que compatible avec notre poussette et possédant une base : elle s’installe et se décroche en moins de 3 secondes, quand on a tendance à être en retard ça compte.
    Et la nacelle ? La plupart des nacelles sont très mal notées en usage route, et pas très confortables pour servir de berceau d’appoint, à cause du harnais. En plus, elles sont vite trop petites et obligent à investir dans une coque de toutes manières. On trouve en général la nacelle dans des trios poussette/nacelle/coque, ce qui m’amène à la poussette.

    • Une poussette “dès la naissance”

    Je parle là d’une poussette qui s’allonge complètement, dans laquelle on peut mettre bébé dès la sortie de la maternité, sans avoir besoin d’un autre accessoire, sinon un nid d’ange confortable avec les trous pour passer les bretelles.
    On gagne vraiment à avoir une coque compatible avec sa poussette pour ne pas avoir à manipuler bébé lorsqu’on s’arrête deux minutes pour une course : on décroche la coque de la voiture, on la clipse sur la poussette, et on fait le contraire pour remettre bébé dans la voiture. En plus, de cette façon, on ne transporte que l’armature de la poussette, ce qui fait gagner de la place dans le coffre. Par contre, ça ne suffit pas pour de vraies promenades avec bébé : la coque est assez inconfortable pour un tout petit, qui y est très ramassé. Je n’ai jamais promené Arthur en coque (faute d’un système compatible coque-poussette), mais je vois bien avec Hadrien qu’il est beaucoup mieux allongé dans la poussette que tassé dans la coque.
    Et moi j’ai quoi ?

    Bugaboo Bee+, en vert bien sûr !

    Pour Petitpoulet, j’avais choisi une Maclaren Techno XLR, supermégachouette, très confortable, sauf qu’elle était uniquement face à la route. Il a détesté.
    Pour ses un ans, un cadeau “familial” nous a apporté ZE poussette que j’adore : une Bee+ de chez Bugaboo. J’en ferai l’article une autre fois, mais pour résumer, c’est une citadine ultracompacte à l’assise réversible, compatible avec plusieurs coques, utilisable depuis la naissance. Elle poursuit sa carrière avec Minipoussin, qui l’a aussitôt adoptée. Évidemment elle coute un bras et un rein, et il faut rajouter un œil pour chaque accessoire. Si vous avez les moyens ou que vous pouvez lancer une souscription, elle est top.

    • Un porte-bébé physiologique / une écharpe
    ERGObaby Sport

    La poussette c’est super, mais dans certaines situations vous serez ravis d’avoir un autre moyen de transport pour votre progéniture : transports en commun, voyages en tout genres (train, avion), escaliers, rues en pente, courses avec un caddie quand bébé est encore trop petit pour s’asseoir dedans… et puis à la maison, quand vous ne pourrez pas le poser sans qu’il se mette à hurler et que vous aurez besoin de manger, travailler ou aller aux cabinets (oui, on peut aller aux cabinets avec un bébé en écharpe).
    Un porte-bébé physiologique, c’est quoi ? C’est un porte-bébé qui permet au bébé d’adopter une posture dite “physiologique”, c’est à dire assis avec les genoux relevés “en grenouille”, plus naturelle que tenu par les parties avec les jambes pendantes. Pour le porteur, ces portes-bébé sont beaucoup plus confortables pour le dos, puisque le poids est réparti également sur les hanches et pas seulement sur les épaules. Les portes-bébé physiologiques les plus connus sont l’ERGObaby (ici), le Manduca () et le Boba (et ).
    Parce que MonsieurMonChéri est un grand costaud, nous avons opté pour l’ERGObaby Sport, un modèle avec des bretelles assez longues pour lui.
    Et l’écharpe ? Pour être honnête, je ne suis pas du tout une spécialiste de l’écharpe. Je n’ai porté Arthur qu’en ERGObaby, et on m’a offert une JPMBB pour la naissance de Minipoussin que je commence tout juste à utiliser confortablement. Je vois deux différences avec le porte-bébé physiologique : c’est plus long à installer (mais avec la JPMBB on peut enlever et remettre bébé sans tout défaire), et le port est plus compact, plus près du corps. En fait, son usage est idéal à la maison si on doit absolument porter bébé, parce que ça laisse plus de mobilité. Il faut que j’aille enfin suivre un atelier de portage pour explorer toutes les possibilités de l’écharpe, mais rien qu’avec ce que j’arrive à faire en ayant regardé les tutoriels en vidéo je trouve ça très confortable.

    • Un transat
    Transat Maclaren

    Je vais prendre le contre-pied des paragraphes précédents : parfois, on peut et on veut poser bébé. Vive le transat ! Il y a des tas de transats, choisissez celui qui vous plaît le plus. Après les avoir tous regardés sous le nez, j’avais choisi un transat Maclaren pour son faible encombrement plié et pour sa capote, pratique quand bébé veut faire une petite sieste ou qu’il y a du soleil.

    • Un tapis d’éveil 

    Toujours dans l’optique de poser bébé, et parce que c’est bon pour son humeur et son développement, le tapis d’éveil est votre ami. Je suis plutôt pour les tapis avec arches en croix au dessus et des jouets qui pendouilles, mais c’est surtout parce que nos bébés n’aiment pas être sur le ventre, donc profitent peu des dessins et des textures. On peut mettre bébé tout petit sur un tapis d’éveil, même s’il ne peut pas encore jouer, il profite du paysage. En général, quand il en a marre il vous le fait savoir en pleurnichant. Arthur s’endormait avec un sourire béat sous les arches, Hadrien a besoin qu’on abaisse les arches pour retirer toute stimulation s’il a envie de piquer un somme. Nous avions investi dans un tapis Tinylove Gymini Kick’n play, devenu tellement indispensable qu’il nous suivait partout ! Remis en activité, il occupe Minipoussin au moins une (précieuse) heure chaque jour.

    Si vous allaitez

    • Des soutiens-gorge d’allaitement / des vêtements d’allaitement

    Pouvoir ouvrir son soutien-gorge est nécessaire à un allaitement serein, même si vous ne prévoyez pas d’allaiter en public : imaginez vous avec un bébé hurlant sur un bras, en train d’essayer de dégager un sein de l’autre main, s’il faut que vous retiriez vos vêtements vous ne vous en sortirez pas (ou bien vous êtes très douée, bravo). Pour les vêtements, si vous portez plutôt des chemisiers ou des vêtements boutonnés au col ça va, sinon c’est une question de feeling : si vous devez soulever votre t-shirt, votre ventre sera découvert, ce qui n’est pas forcément une vision agréable, même pour soi, quand on vient d’accoucher.
    Pour allaiter en public (on ne peut pas toujours faire autrement, allaiter aux toilettes des restos n’est pas très glamour), plus vos vêtements seront adaptés à un allaitement discret plus vous serez à l’aise. Quand on a encore du mal à faire une mise au sein sereinement, ça compte de ne pas se sentir en plus à moitié nue, que ce soit devant des proches peut-être gênés ou des étrangers parfois lourds.

    • Une paire de Lilipadz

    Mais qu’est ce que c’est ? Ce sont des coupelles en silicone, qui remplacent les coussinets d’allaitement anti-fuites. En réalité, si vous fuyez, les pads vont se remplir et tout va couler quand vous les retirerez pour allaiter : n’oubliez pas de vous munir d’un coton le temps que ça cesse (au bout d’un moment on ne fuit plus). Le vrai plus de ces choses bizarres, c’est pour les crevasses. La meilleure façon de soigner des mamelons douloureux ou abimés sont de les couvrir d’une compresse imbibée de son propre lait et recouverte de cellophane pour rester humide. Avec les Lilipadz, on évite le cellophane, et on peut même se passer de la compresse : une goute de lait, on couvre, et voilà.

    • Un tire-lait (au moins manuel)

    C’est une mesure de sécurité : rien ne dit que vous en aurez effectivement besoin. Si la sage-femme qui vous fera vos ordonnances de sortie de maternité est sérieuse, elle vous fera une ordonnance pour un tire lait électrique pour toute la durée de votre allaitement. Si vous n’avez pas cette ordonnance, vous pourrez toujours l’obtenir plus tard. En attendant vous aurez toujours le tire-lait manuel pour dépanner.
    Pourquoi c’est indispensable ? Pour certaines l’allaitement sera un long fleuve tranquille ; pour d’autres, il y aura quelques aléas. Parfois vous ne pourrez pas attendre quelques heures ou quelques jours qu’on vous livre un tire-lait électrique, il faudra que vous puissiez tirer votre lait là maintenant tout de suite. Pour donner le lait au bébé vous pourrez toujours le faire avec une pipette de doliprane bien lavée ou à la petite cuillère ; je ferai un autre post sur les différentes façon de nourrir bébé sans biberon.

     

    Si vous n’allaitez pas, que vous tire-allaitez, ou pour après l’allaitement

    • Des biberons anti-colique
    Tommee Tippee

    Comment, c’est tout ? Oui, enfin il faut quand même le lait en poudre pour nourrisson et l’eau minérale pour les remplir… Il y a toutes sortes de biberons, nous en avons essayé quelques uns avec Arthur, pour choisir finalement les Doddie MAM Initiation, avec valve au fond. Les autres coulaient trop vite ou trop lentement, il s’étranglait, s’endormait au biberon ou avalait de l’air et finissait par hurler à longueur de journée. Sans parler des biberons qui fuyaient. Avec Hadrien, pendant la période où j’ai du suspendre mon allaitement, nous avons essayé les biberons Tommee Tippee “closer to nature”, vraiment proches du sein maternel (il y a un tire-lait manuel Tommee Tippee, mais je ne sais pas ce qu’il vaut) : ils sont également très biens.
    Combien de biberons ?  Si vous nourrissez bébé exclusivement au biberon, que ça soit avec du lait maternité ou votre lait, je vous conseille d’en avoir autant que de repas pour bébé par 24h : ainsi vous les lavez tous au lave-vaisselle une fois par jour.
    Si vous n’avez pas de lave-vaisselle, vous pouvez descendre à trois biberons, vous passerez votre vie à faire la vaisselle, autant ne pas en plus encombrer votre égouttoir.
    Le truc en plus : vous mettez les biberons rincés au lave vaisselle au fur et à mesure, et quand vous mettez le dernier, vous lancez le lave vaisselle, s’il reste de la place pour une assiette tant pis. Si vraiment ça vous défrise, léchez une assiette, mettez la dans le lave vaisselle et démarrez le ! Rien de plus tragique que de devoir laver un biberon à trois heures du matin quand bébé hurle de faim parce qu’on a pas réalisé qu’il n’y avait plus de biberon propre.
    Et le stérilisateur ? On ne vous a pas dit ? C’est fini, on ne stérilise plus les biberons ! Un biberon lavé à 65° est bien assez propre, de toutes manières le temps de dire ouf bébé engouffrera des poignées de terre dans sa précieuse petite bouche, et lèchera votre téléphone portable.

    Où trouver tout ça ?

    Il existe de nombreuses enseignes où acheter de la puériculture, parmi lesquelles Aubert, Autour de bébé, Bébé9, Oclio, mais aussi Vertbaudet, Éveil et jeux, Amazon… pour les parisiennes il y a également le magasin discount Sauvel Natal, dans le 15e arrondissement, et puis il y a bien sûr le Bon Coin et Ebay. Si vous cherchez une Bugaboo, pour les parisiennes, on les trouve au showroom C’est Mon Premier.

    Franchement, le matériel de puériculture est hors de prix, et il sert très peu de temps. On trouve beaucoup de matériel presque neuf, il ne faut pas hésiter à acheter d’occasion. Bébé se contrefiche de circuler dans une poussette qui a déjà servi ! Il vaut mieux prendre les biberons neufs, à cause du bisphénol dans les biberons de plus de deux ans, et une coque neuve ou reprise d’une personne de confiance : si la coque a subi un choc, elle ne remplit plus les conditions de sécurité requises. Pour le reste, Le Bon Coin est votre ami. Encore mieux, si vous êtes soigneux, vous pourrez revendre votre matériel pour le prix auquel vous l’avez acheté. Parce que j’ai une morale, j’ai revendu 180 euros la Maclaren achetée d’occasion pour 200 euros (ah bon, c’est pas moral ?), mais j’aurais pu la revendre 200 euros ou même plus.

    Voilà pour mes essentiels, et vous, les déjà mamans, quels sont les vôtres ? De quoi n’auriez vous pas pu vous passer ? De quoi vous êtes vous très bien passé dans ma liste ?

    Bon Jeudi !