Des histoires à jouer : sur l'Ipad

Comment ça, déjà deux semaines ?
Mais madame, j’avais piscine ! Bon, pour de vrai, je suis en train de monter un gros projet d’entreprise qui me prend tout mon temps — enfin tout mon temps sans mes enfants – et ça n’est pas de la tarte.
Il est encore un peu tôt pour en parler, monsieur INPI n’ayant pas encore eu l’honneur de ma visite (ça, c’est tout à l’heure), mais ça va venir. Vite.
Parce qu’on est presque encore jeudi, et que je vous aime, et que quand même, un poste par quinzaine ça devrait pouvoir se faire, une petite revue d’applications ipad qui sont tellement chouettes qu’on en mangerait !

Arthur joue sur un Ipad depuis qu’il a 13 mois, et il faut le dire, il s’éclate dessus. Sans épiloguer sur les bienfaits ou méfaits des écrans sur nos enfants, ni sur l’opportunité de mettre un précieux Ipad entre des petites mains poisseuses – parce que bon, là je n’ai pas trop le temps – je suis impressionnée par la capacité qu’ont nos tout-petits à prendre possession d’objets numériques et à les maîtriser (jusqu’à un certain point), alors qu’ils nous laissent nous, adultes, parfois perplexes.
Petit aperçu des applications d’Arthur, 2 ans et demi :

Ne paniquez pas, je ne vais pas toutes les présenter, en tout cas pas aujourd’hui !
Je veux juste vous présenter deux apps que j’aime d’amour, et ça tombe bien, Arthur aussi. Pour commencer, la chouette histoire des trois petits cochons, ensuite les très jolies aventures de Stella et Sacha (app compte cinq) !
Les trois petits cochons - lulenlune.blogspot.com
Rien ne vaut une bonne ambiance familiale…
Bon alors déjà, un gros spoiler, le loup ne meurt pas à la fin, il a juste un peu chaud aux fesses. Ceux qui sont horrifiés par la violence des contes pour enfant seront rassurés de ce côté là.
On peut aborder l’histoire de trois façons : “Je lis et je joue”, “j’écoute l’histoire” et “je lis tout seul”. 
Dans le premier cas, il faut vraiment interagir avec l’histoire : toucher ici ou là, faire parler les personnages, déplacer des objets, aider les cochons dans leurs entreprises de construction – ou comment construire une maison vraiment vite, ceux qui ont déjà fait du gros œuvre apprécieront –, souffler sur les maisons avec le loup (si si, vous soufflez sur l’Ipad et la maison s’envole, un truc de dingue)…
“J’écoute l’histoire” ne demande aucune intervention de l’enfant. L’histoire est lue et se déroule tranquillement jusqu’à son terme, avec toutes les petites animations rigolotes quand même.
“Je lis tout seul”, comme son nom l’indique, permet de… lire tout seul, il n’y a que les textes.
On s’en doute, le mode “je lis et je joue” est le plus sympa, même si ça demande un peu de réactivité de la part de l’enfant, qui doit vraiment agir pour faire avancer l’histoire… du coup, ça laisse aussi une vraie place aux parents quand son enfant est un peu petit pour tout gérer tout seul.
Allez, je vous mets la vidéo promotionnelle de Gallimard, ça donne une idée :

La petite vidéo indique “à partir de trois ans”, politique du “pas d’écran avant trois ans” oblige, mais en réalité, un enfant mis beaucoup plus tôt (oui, nous sommes des parents dénaturés) devant ce conte progresse rapidement. Arthur maîtrise l’app depuis déjà un moment, je dirais qu’il a pu l’utiliser pleinement vers deux ans.
Stella et Sacha - lulenlune.blogspot.com

Les histoires de Stella et Sacha sont tirées d’une série animée, elle même adaptée des merveilleux albums de l’auteur canadienne Marie-Louise Gay (voir son site).
Stella et Sacha ont une approche poétique du monde qui les entoure. Le petit frère pose beaucoup de questions, les réponses de la grande sœur sont fantastiques, et en tant que parent on est ravi de tant de délicatesse.
Croa ! Croa !
Les séquences animées sont entrecoupées de petits jeux très simples : accessoiriser un bonhomme de neige, faire un pont de fleurs pour fourmis, trouver des objets (et des grenouilles) dans les feuilles mortes…
Il y a pour l’instant cinq histoires/jeux :
Hop ! Dans la Neige
Coin-coin
Arc-en-ciel et Jour de Pluie
Cocons et Chenille
Il fait Nuit dans ma Cour
 On peut les acheter individuellement, mais aussi dans un recueil qui les réunit toutes les cinq, ce qui facilite la navigation d’une histoire à l’autre (et revient bien moins cher).
Le petit détail sympa : si on met son Ipad en anglais (–> réglages –> général –> international), Stella et Sacha deviennent Stella and Sam, entièrement en anglais !

That’s all folks, en tout cas pour l’instant ! Dans un prochains numéro, des apps pour les tout-petits…

Et vous, vous laissez vos enfants baver sur vos tablettes et vos smartphones ? Vous avez des app supermégatopgéniales dont ils ne se lassent pas ? Et sur Android ?

Bon vendredi, bon week-end !

École des Loisirs, mon amour…

Quand j’étais petite, j’étais abonnée à l’école des loisirs (voir le site) : une fois par mois, on déposait sur mon pupitre à l’école (oui, c’était un pupitre, avec encore le trou pour mettre l’encrier) un nouveau livre. C’était toujours une surprise, une petite joie : je ne savais jamais ce que j’allais recevoir, et je lisais ce “cadeau” avec beaucoup de plaisir.
Quand Arthur est entré à la crèche il y a un an, j’ai inspecté les fascicules de l’École des loisirs avec plaisir, et, ne sachant que choisir, je l’ai abonné à Bébémax (jusqu’à 3 ans) et à Titoumax (2-4 ans), puisqu’il allait avoir deux ans dans l’année : autant profiter des tarifs avantageux de la crèche (autour de 35€ pour 8 livres) par rapport à l’abonnement individuel pour se faire plaisir.
Je ne l’ai pas regretté, et Arthur non plus !
Si les ouvrages de Bébémax, vraiment à sa portée ont rencontré beaucoup de succès, ceux de Titoumax, qui sont plus difficiles, ont fait aussi leur petit effet. Curieusement, ce sont les livres les plus “compliqués” de Titoumax qui ont le plus plu à Arthur, alors que ses préférés chez Bébémax sont très faciles.
Le petit plus de la collection : sur le site des abonnements de l’École des Loisirs, L’École des Max, on trouve pour chaque livre des bonus : des petites activités à réaliser, parfois un petit jeu en ligne. Il y a également un dossier pédagogique, réservé aux enseignants et aux professionnels de la petite enfance. Mais si vous avez des titres qui ont fait partie d’un abonnement, vous pouvez trouvez ce dossier en cherchant dans les archives, ici

Bien sûr tous les livres sont également disponibles en librairie, du coup laissez-moi vous en présenter quelques-un.

Parmi nos préférés de l’abonnement Bébémax 2011-2012, il y a eu :
Lou et Mouf : Vole ! Vole ! de Jeanne Ashbé
Lou et Mouf : Vole ! Vole ! de Jeanne Ashbé
Lou et Mouf sont des personnages phares de Jeanne Ashbé, connue pour ses dessins tout doux. Lou a entre un an et 18 mois, il découvre son environnement avec plaisir accompagné par Mouf, son doudou, et par notre bébé lecteur.
Pour cette petite rencontre de Lou avec des insectes, le site (ici) propose un dessin de papillon à colorier, un lien vers un tutorial pour faire des papillons en origami (sur le blog Vert Cerise) et un petit jeu en ligne pour reconnaître les insectes volants.
 Il y a toute une collection de Lou et Mouf, tous aussi chouettes !
Croque-Bisous de Kimiko
Petite souris veut un dernier bisou, et encore un bisou de plus… c’est difficile de résister à la tentation de faire revenir ses parents encore une fois… Mais petite souris reçoit la visite de croque-bisous : il n’a plus ses parents pour lui faire des bisous, et les bisous, il s’en nourrit ! Il veut un bisou, et puis un autre, et un de plus…
Bref, c’est un livre à lire pour se faire des bisous du soir, et puis accepter de se dire bonne nuit… le site (ici) propose un petit jeu des bisous, et un dessin du Croque-Bisous à imprimer.
J’ai chaud de Mako Taruichi
Accablé de chaleur, le pingouin se réfugie dans une ombre… mais c’est celle du phoque, qui a chaud aussi ! D’ombre en ombre, les animaux cherchent la fraîcheur, jusqu’à trouver… (haha vous voudriez le savoir, hein ?)
Le site propose (ici) des idées d’activité sur les ombres, une marotte (petite marionnette en papier à coller sur une baguette) à imprimer, et un jeu en ligne.
Et parmi nos super-préférés (parce-ce qu’ils étaient tous chouettes) de l’abonnement Titoumax 2011-2012, il y a eu :
Il l’a fait de Ole Könnecke
Burt va-t-il sauter de la branche ? Il y va, finalement non, y retourne… prend son élan et hop ! Bravo Burt ! Un petit livre plein de suspense : on ne sait pas, au début, ce que Burt fait là, ni ce qui l’attend une fois qu’il aura sauté…
Burt a été adopté immédiatement par Arthur, qui me l’a réclamé des milliers de fois : “Beu’t Beu’t” (je vous laisse imaginer le niveau de confusion quand il a fallu distinguer Burt et beurk). Burt l’a fait, donc, carrément.
Le site (ici), plus complet pour les Titoumax, propose un dossier pédagogique à télécharger, plusieurs activités, une marotte et même une chanson (avec la musique) pour encourager Burt !
– Non pas dodo ! de Stéphanie Blake
Stéphanie Blake, c’est Simon le lapin, et son petit frère Gaspard. Le petit Gaspard a laissé son doudou dans la Méga Giga Grande Cabane dans le jardin, et rien à faire, sans doudou c’est “NON PAS DODO !” Heureusement, Simon est Superlapin, et il va braver la nuit pour aider son petit frère… 
Ce livre là est arrivé à point nommé avec le petit frère d’Arthur. Forcément, il l’a adoré, alors que le petit frère, heu, voilà quoi. Je lui ai beaucoup lu, et on a beaucoup joué avec les petits lapins des pages de garde (Est-ce que tu vois… un lapin qui tire la langue ? … un lapin avec des lunettes noires ? etc. etc.) à un moment très difficile pour nous deux : Arthur ne voulait plus que je sois sa mère, puisque j’étais celle du bébé. Nous retrouver autour de ce livre m’a fait, et je crois nous a fait, beaucoup de bien. Et franchement, il est TROP génial, avec des dessins SUPERCHOUETTES, et une typo TROP TROP cool.
Le site (ici) propose là encore un dossier pédagogique, avec des cartes à jouer (des fameux petits lapins), des pistes pour parler des doudous perdus, et des liens pour apprendre à fabriquer des cabanes en tous genres. On y retrouve aussi les ressources pour toutes les aventures de Simon depuis sa création, si vous en avez ça peut servir.
Pour la saison 2012-13, après délibération avec MonsieurMonChéri, nous avons abonné les deux poulets à… trois abonnements ! En plus de Bébémax et Titoumax, nous allons aussi recevoir Minimax (3-6 ans). J’attends de voir pour Bébémax, mais Titoumax et Minimax me paraissent très prometteurs : il y aura le Grand imagier des petits (on l’a déjà, mais en version immense et cartonnée, ça va faire du bien d’en avoir une version plus légère à emmener partout), et même un Ernest et Célestine !
Trois abonnements, de la folie ? Oui, et puis zut, c’est moins cher qu’un abonnement au Monde, avec beaucoup, beaucoup plus de bonheur…

Apprendre l'anglais à un enfant de 2 ans

Une problématique qui peut paraître atypique mais qui est finalement de plus en plus courante, puisque de nos jours sans anglais point de salut.

Pour nous, la situation est la suivante : un de mes grand-pères était américain, et une partie de ma famille, installée en Angleterre, est anglophone. Mon père, parfaitement bilingue mais de mère française, ne nous a pas parlé anglais petits. J’ai donc appris l’anglais à l’école, comme tout le monde, bien qu’avec une détermination enragée qui m’assure aujourd’hui un niveau convenable. Je voudrais faciliter les choses à mes enfants.

Nous avions envisagé, à la naissance d’Arthur, que je lui parlerais anglais. Mais ça n’est pas ma langue maternelle, et je n’ai pu “mamaner” (vous savez, le gazouillement particulier des mères qui s’adressent à leur nourrisson, qui laisse penser que leur cerveau leur coule par les oreilles) qu’en français, langue du cœur oblige. On m’a dit ensuite qu’il fallait mieux construire sa relation affective avec son enfant dans sa langue maternelle, ce que je veux bien croire. Bref, mon fils est un vrai moulin à parole, mais il ne parle pas anglais.

Je suis donc en pleine recherche de ressources pour démarrer cet apprentissage particulier, finalement assez proche de l’apprentissage du français à partir du moment où l’enfant a bien compris qu’il y a plusieurs langues distinctes, et donc plusieurs façons de dire la même chose à différentes personnes.

Bien sûr il y a DORA. J’en vois qui s’évanouissent au fond de la salle !

Oui, Dora est tellement agaçante qu’on a envie de la gifler. Quand on prône l’éducation sans violence, c’est une émotion complexe.
Mais Dora, qui dans sa version anglaise aide les enfants à apprendre l’espagnol, dans sa version française essaie de faire passer un peu de vocabulaire anglais. C’est très répétitif et didactique, mais franchement je crois que ça lui a plutôt servi à acquérir plus de vocabulaire en français ! Je vais essayer de lui trouver Dora en anglais, pour voir ce que ça donne.

Nous commençons à explorer les livres d’Eric Carle, une vraie mine, et une bonne madeleine de Proust pour ceux qui ont eu les versions françaises quand ils étaient petits :

Brown Bear, Brown Bear, What Do You See? est devenu le grand amour d’Arthur, que nous lisons en boucle.
L’ours brun voit… un oiseau rouge, qui voit… un canard jaune… etc. etc.
C’est super, parce qu’on peut mimer what do you see, et qu’il apprend en même temps les animaux et les couleurs. J’essaie de ne pas traduire, j’ai peur que ça embrouille tout et il me semble qu’il vaut mieux qu’il ait un accès direct à l’anglais sans passer par le sens en français. Comme de réapprendre à parler, en fait.

Il y a des tas de livres d’Eric Carle que je suis impatiente de lire, ou de relire en anglais avec Arthur, parmi lesquels :
From Head to Toe
– The Very Hungry Caterpillar
– My very first book of Numbers/of Colors/of Shapes/of Words/of Food etc.
– Polar Bear, Polar Bear, What Do You Hear?
– Where Are You Going ? To See My Friend!
 À noter que le site d’Eric Carle comprend une page appelée “Caterpillar Exchange“, où les parents et les instituteurs utilisant ses livres peuvent parler de leurs projets pédagogiques ; je n’ai pas encore lu tout ça, mais je sens que ça peut me donner des idées.

Mes explorations suivantes sont sur Sesame Street ; j’avais un grand imagier Sesame Street quand j’étais petite (et j’aimerais bien savoir où il est passé) et c’est une ressource facile à trouver. C’est là que je vous mets mon craquage du jour :

Je ne sais pas pour vous, mais cette vidéo me met en joie. Heureusement, parce que je l’ai déjà regardée 15 fois au réveil sur l’insistance d’Arthur. L’hiver dernier c’est comme ça qu’on s’est retrouvé à tous chanter Jingle Bells jusqu’à Pâques. Oh dear!

Et vous, vos tout-petits apprennent l’anglais ? Pourquoi ? Comment faites-vous ?

 

La marche des bébés 2012

La marche des bébés est une campagne d’appel au don clôturée par une marche le 14 octobre prochain, au Parc des Buttes-Chaumont, à Paris. L’événement est organisé par la fondation PremUp, une fondation de recherche sur la grossesse et la prématurité.
Leur projet de recherche prioritaire en 2012 est “Le retard de croissance intra-utérin”.
Ce sujet me touche personnellement : lors de ma première grossesse, on a découvert à 18 semaines que le foetus qui est devenu notre fils avait un important retard de croissance intra-utérin (RCIU) pour une raison mystérieuse.
De (très) nombreuses échographies, le dépistage de toutes les maladies pouvant avoir des conséquences sur le foetus, un scanner et une amniocentèse tardive n’ont pas permis de déterminer les causes de ce retard de croissance.
On a failli déclencher l’accouchement à 35 semaines, puis attendu 38 semaines pour faire naître un bébé finalement normal.
À ce jour personne n’a pu nous expliquer le pourquoi de ce retard de croissance.
Quand on m’a annoncé que notre bébé allait devoir naître à 35 semaines (sur 41) parce qu’il serait mieux dans une couveuse que dans mon utérus, on m’a dit de rentrer chez moi et de revenir le lendemain avec le nécessaire.
Nous n’avions rien préparé. Pas pour un bébé si petit, pour lequel on nous parlait encore de catastrophe et d’interruption médicale de grossesse dix jours plus tôt en cas de mauvaise nouvelle à l’amniocentèse.
Je suis allée chez Monoprix, et j’ai acheté de tout petits vêtements, des vêtements de prématuré, comme des petits vêtements de poupée.
Heureusement, il n’est pas né le lendemain, et n’a jamais pu les mettre.
Mais il y a des enfants qui naissent si minuscules qu’ils flottent dans ces tout petits pyjamas. Il y en a même qui n’en porteront jamais de plus grand. Le retard de croissance intra-utérin est la première cause de mortalité périnatale en France.
Je ne pourrai pas être à Paris le 14 octobre, sinon j’aurais aimé participer à une équipe et collecter des dons ; ce n’est que partie remise pour l’année prochaine. On ne peut pas soutenir toutes les causes, mais si vous vous sentez solidaires de celle là, marchez, donnez. Demain vous serez peut-être cette mère qui se demande si c’est de sa faute, ces parents en devenir qui ne dorment plus la nuit, ces nouveaux parents démunis devant leur enfant né trop tôt, trop petit.
Pour donner, vous pouvez aller par exemple sur la page de l’équipe des Mums in the City (ici), où vous trouverez les liens vers les pages de collecte de Mamans engagées.
Merci.